الخميس، سبتمبر 16، 2010

L’évaluation des archives

L’évaluation se définit comme étant : «... le jugement que doit porter l'archiviste sur la valeur intellectuelle ou valeur de recherche que possède ou acquerra une pièce ou un ensemble de pièces d'archives» (Les archives au XXeme siècle / C Couture et J Y Rousseau .- p 202 )
Elle est fondée sur deux valeurs archivistique essentielles:
- Informationnelle (renseigner sur des sujets divers, événements, ville, personnalité,
projet etc...)
- Témoignage (sert de preuve, témoigne de l'existence du producteur, justifie ses
propriétés etc...).

Le résultat de l'opération d'évaluation est la sélection des archives considérées comme
étant des sources d'informations rétrospectives authentiques, originales et complètes.
Le succès de la fonction acquisition dépend principalement de l’évaluation des archives et l’essentiel du rôle de tout archiviste est la constitution de fonds homogènes, complets et utiles à la recherche rétrospective. Les pratiques de ces derniers aboutissent à accroître les séries d’archives accumulées, il faut qu’elles soient bien choisies car «…quels que soient les motifs invoqués ou les processus mis en œuvre, le premier et essentiel fait marquant est l’entrée d’un document…dans le fonds…acte essentiellement patrimonial…» (Les politiques d’acquisition /Calange Bertrand .- p 24). Ceci démontre bien la responsabilité historique de l’archiviste dans les choix qu’il fait lors des acquisitions.
Alors, Rhoads J.B. affirmait que : « ...Pareille tâche ne saurait être confiée qu'à un archiviste sachant ce qu'est la recherche et comment elle se pratique ; au courant
des travaux de recherche en cours et des orientations actuelles de la recherche, connaissant l'histoire de la nation, de même que la façon dont se sont développées et organisées les institutions de l'état, et enfin au fait des autres ressources disponibles pour la recherche - dans les archives mêmes - dans les bibliothèques, dans les centres de documentation etc.. Ce devra aussi être une personne dotée de qualités personnelles d'intelligence, de discernement et d'imagination et ayant le sens de responsabilité voulu d'un arbitre de ce dont sera faite demain la mémoire de la nation » (Le rôle de L'administration..../Rhoads, J.B. p 27 – 28) « Jusqu'à une date assez récente, l'archiviste ne prenait pas sérieusement le temps pour évaluer les documents..." (Les calendriers de conservation /Carol Couture In: Archivum, 1994 .- p 6)  mais, sous l'influence de nouvelles contraintes, que nous allons détailler plus loin, il ne peut plus se contenter d'une démarche passive, ne se souciant que de regrouper les archives de provenances diverses. Aujourd'hui, il a une perception plus élaborée de la notion de conservation.

L’archiviste fait de la conservation matérielle, une fonction secondaire et tributaire d'une fonction plus intelligente et rationnelle qui est l'évaluation et l'estimation des valeurs des documents pour ne retenir que ceux qui méritent d'alimenter les fonds qu'il doit conserver.

Le changement s'illustre par l'apport intellectuel aux méthodes d'acquisition des archives définitives qui consiste en un choix méticuleux que doit opérer l'archiviste en se basant sur des données théoriques, des moyens techniques (instruments tels que les calendriers de conservation, normes etc.…) des moyens réglementaires et ses aptitudes dans la gestion pratique et la mise en œuvre de tous les éléments précités. Il s’agit d’une opération très délicate et difficile. « Cette opération d'évaluation des documents est peut-être la plus difficile et la plus importante des taches qui incombent aux archivistes; car une fois la décision de vouer à la destruction un ensemble de documents prise, elle est irréversible et il sera vraisemblablement, impossible d'obtenir auprès d'une autre source les informations contenues dans ces documents » (Le rôle de l'administration …./Rhoads J.B p 27 – 28.)  « Elle constitue le nœud dur de la discipline archivistique. La création, l’acquisition, la classification, la description, la diffusion et la conservation sont toutes redevables aux décisions prises lors de l’évaluation de ces dernières » (Le calendrier de conservation : aspects théoriques et pratiques /C Couture In : La gestion des archives courantes et intermédiaires : politique et pratique.- Colloque international organisé à Dakar 1998 par l’association internationale des archives francophones.)

Si on est conscient désormais de l’importance de l’évaluation des archives à acquérir,
est nécessaire de préciser qu’il n’existe pas d’approche unifiée pour cette opération.
« …Aucune méthode n'a émergé comme étant la meilleure ; car toutes les stratégies employées pour le choix des archives leur acheminement systématique vers l'institution chargée réglementairement de leur conservation définitive, laissent entrevoir des carences et du fait sont en constante révision et amélioration » (Acquisition strategy plan 1989-1993/ National Archives of Canada P 3) cependant elles sont toutes d’accord sur les causes ayant imposé l’évaluation.


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