السبت، أكتوبر 24، 2009

La protection des archives publiques en Suisse

Et la protection des archives publiques? FIABILITE Des archives d’entreprises disparaissent à l’avenue de Provence. Et s’il s’agissait des écrits des rois de Bourgogne ou de documents du XVe siècle relatifs à l’époque bernoise? Autant de biens qui reposent aux Archives cantonales vaudoises (ACV). Quelle est leur protection?

Laure Pingoud 29.09.2009 22:01
Selon son directeur, Gilbert Coutaz, l’institution a tout pour éviter un tel désastre. D’abord parce que ses biens sont conservés dans un bâtiment construit à Dorigny pour l’archivage en fonction de la sécurité contre le feu et l’eau. Parmi ses protections, la surveillance d’un concierge et une division de l’espace. Les 41 kilomètres de rayonnages ne sont pas mus par l’électricité risquant les courts-circuits.
A quoi s’ajoutent une formation du personnel, une collaboration avec les pompiers et policiers qui connaissent le site et un plan d’intervention et d’évacuation en cas de sinistre. En 2006, les Archives cantonales ont par ailleurs créé un consortium avec les bibliothèques de l’Université et de l’EPFL pour réunir leurs ressources en cas de catastrophe. Enfin, les ACV sont en lien avec une entreprise de Bussigny prête à congeler des documents endommagés. Technique utilisée pour éviter leur dégradation, avant de tenter de les récupérer par lyophilisation.
Mais l’histoire vaudoise n’est pas entièrement conservée à Dorigny. Des archives privées, associatives ou communales font aussi partie du patrimoine. Et elles ne sont pas toujours préservées dans des conditions satisfaisantes.
A Lausanne, par exemple, le directeur des Archives communales, Frédéric Sardet, ne se sent pas à l’abri. Les archives disposent certes d’un dispositif de protection contre le feu, l’eau et les effractions. Mais le bâtiment n’est pas conçu pour abriter des archives. «Le site est pris dans un espace de logements, avec des conditions d’accès délicates. Ce n’est pas un lieu idéal pour stocker du matériel.»
Face aux déficits de protection du patrimoine, Gilbert Coutaz espère que la loi sur l’archivage incitera les communes à être plus attentives. «En ce sens, l’incendie a une valeur pédagogique.»

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